Sylvie Hooghe

Sylvie Hooghe nous invite à cheminer dans ses paysages de blancheur. On découvre des champs moissonnés, jalonnés de meules rondes, traces du travail de l’homme. On s’arrête devant ses empilements de blocs minéraux, comme extrait de leur territoire naturel, mais marqués aussi d’une signalétique, souvenir d’un balisage de randonnée. Et ces balisages on les retrouve collectés par un promeneur imaginaire. Ils s’amoncellent pour former un cairn contemporain.

La porcelaine est utilisée comme une matière simple, lisible et sans effet, pour traduire l’idée de nature. Cette nature autrefois sauvage se déplie comme une carte. C’est le terrain de jeu des hommes : ils la destinent à l’agriculture ou aux calculs d’arpentage. Ils manifestent leur emprise  par les petits signes d’une écriture minimaliste, mais bien visible.

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