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Les (grandes) causeuses
« Cette installation fait référence à une sculpture de Camille Claudel qui figure trois femmes assises à écoute attentive d’une quatrième : Les causeuses.
Ici trois cubes bornent un espace ouvert où quatre «limaces» sont disposées : trois au sol et une, perchée, se penche vers les trois autres. La limace est un animal très commun et le plus souvent déprécié pour son aspect repoussant recouvert de mucus et pour sa voracité. Dans certains pays elle désigne le sexe des femmes. J’ai découvert en observant avec curiosité et attention un animal gracieux, élégant, voire voluptueux, des attributs encore liés au féminin.
Alors pourquoi ne pas mettre en scène ces quelques limaces mutines et comploteuses pour un hommage modeste en forme de clin d’oeil à Camille Claudel, sculpteure internée et interdite de création jusqu’à sa mort ? »

Entre deux eaux
« Les têtards ont fasciné mon enfance. A la fois impassibles et nerveux, ils évoluent dans des espaces confinés – mares, fossés, abreuvoirs et autres marigots – lieux propices aux secrets et à la rêverie. Leur corps d’apparence rudimentaire, révèle à l’étude une réelle beauté plastique. J’ai réalisé en terre cuite une vingtaine de têtard de taille différentes, mais tous surdimensionnés.
Posés au sol, dans une installation chaque fois nouvelle, leurs regards si particuliers semblent nous scruter, comme autrefois derrière la vitre du bocal où nous les avions confinés. Mon intention est de provoquer la surprise, l’étonnement, et nous rappeler à cet état d’enfance où nous étions nous-même promis à bien des métamorphoses. »

https://www.artmajeur.com/louperdu

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