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Les sculptures de Muriel Persil nous immergent dans l’exubérance de la couleur. Une nature mi-végétale mi-marine prend vie et se déploie sous nos yeux : elle capture le mouvement, algues, coraux, champignons, même le coeur des fleurs est agité d’une fébrilité qui rêve d’échapper à son cadre.
Ces oeuvres sont joyeuses, débridées et foisonnantes, mais parfois inquiétante, on découvre une nature trop luxuriante, peut-être mutante, voire toxique comme le sont ces algues vertes proliférantes qui colonisent le littoral et signalent des dérèglements environnementaux.
On songe aussi à Bernard Palissy dont les bassins baroques tentaient de fixer le vivant : serpents, crapauds, poissons et végétaux organisés en une étrange chorégraphie. Cette tentative ambitieuse et ambiguë de ressaisir la vie trouve sa résolution dans la beauté de la nature morte fixée dans l’argile et la glaçure.

https://www.murielpersil.com/

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